EDIT : Vous pouvez retrouver ce web-reportage sur http://www.reportagesauxfrontieres.fr
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Comme je l’ai déjà expliqué sur ce blog (et comme je le fais IRL), je pense que l’avenir du métier que j’aime est sur le web. Comme d’autres jeunes journalistes, je veux faire du multimédia.
Après avoir fait beaucoup de stages et soigné ma présence en ligne (notamment sur les réseaux sociaux facebook et twitter), j’ai envie de “faire du concret”. Envie de me prouver des choses à moi-même, de “voir le monde” en mettant en pratique ce que j’ai appris ces dernières années. Envie aussi – évidemment, il faut bien manger – de montrer à de potentiels employeurs ce que je sais faire.

C’est dans cet état d’esprit que je pars en reportage sur les chemins d’Afrique australe, comme Jean Rolin l’avait fait dans La ligne de front à la fin des années 80. J’y serai en compagnie de Jean-Louis Dell’Oro, ami de longue date qui sort comme moi d’une école de journalisme. Nous bourlinguerons entre le Bostwana, le Zimbabwe, le Mozambique, le Swaziland, le Lesotho et l’Afrique du Sud.
Durant notre voyage, nous allons publier nos productions (multimédia, hein) sur un blog créé pour l’occasion : « Reportages aux frontières ». Vous trouverez aussi des articles sur le site Internet d’information Rue89.com avec qui nous sommes partenaires (cf. le blog “Lignes d’Afrique”). Rapporter des tranches de vies et réaliser des enquêtes de terrain sur les relations transfrontalières dans cette région du monde constitueront le gros de notre travail.
Notre web-reportage sera participatif. N’hésitez pas à commenter nos posts mais aussi à nous interpeller sur les réseaux sociaux comme facebook et twitter. Vos remarques et suggestions sont plus que les bienvenues. Et si vous habitez en Afrique australe, nous serons également ravis de vous rencontrer !
Rendez-vous sur http://www.reportagesauxfrontieres.fr/








Étudiants-journalistes : vendre sa griffe plutôt que sa marque
21 08 2009Le 19 août, un billet a été publié sur le blog MediaShift (du réseau public américain de télévision, Public Broadcasting Service) : “Journalism Students Need to Develop Their Personal Brand” (traduction : “les étudiants en journalisme doivent développer leur marque personnelle”).
Depuis deux jours, les plus branchés des étudiants-journalistes se gargarisent ; ils ont relayé l’article sur les réseaux sociaux (twitter, facebook ou friendfeed), certains l’ont même commenté sur leur blog.
En fait, ce billet se veut un peu évangélisateur mais ne révolutionne rien du tout ; tout le monde doit gérer son identité en ligne. Une “marque personnelle”, c’est tout simplement avoir une vie en ligne.
Il ne faut pas prendre brand au sens premier. Ici, c’est son nom personnel qu’il faut comprendre. Certes, “avoir un site Internet qui reflète votre identité professionnelle est votre carte de visite digitale” comme l’écrit Alfred Hermida. Mais nous avons tous, qu’on le veuille ou non, déjà des traces nous concernant sur la toile. Et plutôt que de construire une marque (ex.: un pseudo), contrôlons déjà celle qui existe. Ensuite, continuons à la construire. Il convient d’abord de savoir gérer sa propre identité réelle. Commençons par utiliser notre vrai nom, et pas une marque créée de toute pièce. Un journaliste se vend auprès de ses employeurs potentiels, actuels ou futur, se construit une image, mais il doit avant tout “être lui-même”. “Il n’y a nulle part où se cacher sur le web”, pourquoi vouloir se cacher derrière une marque ?
Plus que son nom, c’est une personnalité et ce qu’elle crée qu’il faut vendre. Cette réputation/image doit se compléter en ligne comme hors-ligne. Ce que l’étudiant-journaliste a à construire et à vendre, c’est une griffe. Sa griffe.
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Tags : branding, commentaire, formation, journalisme, marque, mediashift, réputation
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