R/évolutions du journalisme : qui suivre sur twitter

5 09 2009

Twitter-médias-évolution
J’utilise twitter comme source d’information et de découvertes, notamment sur le métier de journaliste et les évolutions qu’il connaît. Sur les 1400 comptes que je suis sur twitter, une trentaine sont dédiés quasi exclusivement aux r/évolutions du journalisme, aux nouveaux médias, aux nouvelles pratiques, aux web-reportages, etc.

Je vous propose ci-dessous une liste de comptes à suivre absolument. Vous pouvez TOUS les “follower” les yeux fermés.

J’ai dû faire des choix et diviser la liste par deux pour éviter d’allonger ce name dropping déjà fastidieux. Mais n’hésitez pas à en ajouter dans les commentaires ou à m’en suggérer par e-mail.

@antonin, Antonin Sabot : journaliste pigiste au Monde

@benoitraphael, Benoît Raphaël : rédacteur en chef du site internet d’information LePost.fr

@couve, Philippe Couve : journaliste et initiateur-animateur de l’émission “l’Atelier des médias” sur RFI

@davanac, Damien Van Achter : animateur de communauté au sein du département des nouveaux médias à la RTBF

@eni_kao, Nicolas : communiquant et blogueur anonyme dont la veille et les analyses sont très pertinentes

@eparody, Emmanuel Parody : publisher de CBS Interactive

@EricScherer, Eric Scherer : directeur analyse stratégique et partenariats à l’AFP (Agence France Presse)

@espritblog, Fabrice Gontier : journaliste et formateur multimédia

@francepierre, Pierre France : journaliste aux DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace)

@JeanAbbiateci, Jean Abbiateci : journaliste multimédia freelance

@jeffmignon, Jeff Mignon : consultant médias installé à New York

@ldupin, Laurent Dupin : journaliste et blogueur

@Lucie_M, Lucie Marie Goulet : étudiante à la London School of Economics, assistante éditoriale

@mashmedia, Boris Debove : veille intéressante, mais qui est-ce ???

@mediastorm : le compte twitter du site Internet du même nom où l’on trouve les web-docus que l’on aimerait tous faire

@mediatrend, Marc Mentre : responsable de la filière Journalisme à l’École des métiers de l’information-Cfd

@mikiane, Michaël Lévy-Provençal dirige le Studio multimédia de France 24

@narvic, a.k.a. “Guillaume Narvic” : ancien journaliste de PQR, connu pour son blog novövision.fr

@palpitt, Rémi Barra : ex-étudiant en Sciences de l’information et de la communication et blogueur

@proxiti, Olivier Bauchat : veut créer un réseau d’information hyperlocale sous la forme “(codepostal).info”

@ptaillandier, Pascal Taillandier : coordinateur du “Rich Media News Agency Project” à l’AFP

@transnets, Francis Pisani : on ne le présente plus. Son compte twitter est en fait un twitter feed de sa veille.

@1oeilsurlaphoto : me souviens plus qui est derrière, mais j’aime beaucoup ^^

vous pouvez aussi me “follower”, si vous le souhaitez, bien sûr !

EDIT : Suite à la remarque de Capucine Cousin en commentaire, je vous propose aussi de suivre @oeilduviseur, un compte dédié au photojournalisme, animé par Jean Abbiateci et Fabrice Gontier du blog “espritblog”.

Et puis une fille, ce n’était pas assez. @palpitt a judicieusement proposé d’ajouter :

- Marie-Catherine Beuth, @m_c_b, journaliste médias au Figaro

- Maude Milekovic, @MaudeML, journaliste pigiste

- Sophie Gohier, @sophiegohier, web publisher à l’Express.fr





Les journalistes vont-ils utiliser friendfeed ?

11 08 2009

Le récent rachat de FriendFeed par facebook m’amène à m’interroger sur la potentialité de voir débarquer les journalistes sur friendfeed. Je pense que cela n’arrivera pas. Et ce pour plusieurs raisons :

- twitter est une source d’info pour les journalistes. OK. C’est aussi un moyen de promouvoir leurs productions. La discussion y est possible, mais la limite des 140 caractères rend impossible la tenue des débats prolongés. Cela convient à certains journalistes ; ils n’ont pas à se justifier en longueur. D’autant que le destinataire d’un tweet peut choisir de ne pas répondre, c’est son droit. En quelques heures, un tweet est ainsi purement et simplement oublié.

- Sur friendfeed, les réponses/commentaires à un contenu “poussé” sur la plateforme sont vus par tout le monde. Si un journaliste inscrit sur friendfeed pousse un contenu qu’il a produit, que la discussion s’engage et qu’il n’intervient pas, il va être discrédité par la communauté. Or, participer demande du temps. Et tous les journalistes ne disposent pas de ce temps (ils ne sont d’ailleurs pas payés pour – à l’exception des quelques journalistes-animateurs de communauté).

- les journalistes aiment que les choses aillent vite autour d’eux, mais sur le web ils observent plus qu’ils ne participent. Or, impossible de saisir les subtilités de l’outil sans s’y plonger (quitte à se planter). Le temps a déjà été long avant de voir les journalistes s’adapter à twitter ; il en faudra encore plus pour friendfeed, véritable flux ininterrompu d’informations venant de tous les horizons (twitter, facebook, delicious, digg, flickr, youtube, gtalk, etc.)

- le développement de friendfeed risque de s’arrêter, ses concepteurs étant récupérés par facebook. On risque de ne plus parler de friendfeed dans moins de 6 mois.

Ce billet m’a été inspiré par une discussion avec Nicolas Gosset. Je vous invite à lire son billet publié tout à l’heure : Friendfeed : des liens pour comprendre, un annuaire pour découvrir.





L’ancienneté sur les réseaux sociaux : prime au mérite ?

10 05 2009

Alors que nous sommes largement entrés dans l’ère des médias sociaux, force est de constater que tous les utilisateurs ne sont pas égaux dans leur utilisation des outils. N’ayant pas la même rapidité ou facilité d’appropriation, c’est leur perception par les autres utilisateurs qui établira leur “réputation”. D’où mon interrogation du moment : l’ancienneté compte-t-elle ?

N’ayant pas trouvé d’études sur le sujet, je vous livre ici quelques réflexions. J’ai choisi de m’intéresser à 3 réseaux sociaux emblématiques : MySpace, Facebook et Twitter.

La course aux amis, premier réflexe du newbie

Lorsque MySpace était le réseau social n°1, ce qui comptait pour être reconnu comme “influent”, c’était le nombre d’amis et le nombre d’affichage. La date d’inscription a finalement peu importé. Ce qui prévalait, c’est opération réseautage avec une approche quantitative : le plus d’amis, le plus vite possible. Cette course a encore cours car MySpace, et notamment sa branche MySpace Music où les artistes et groupes inscrits visent uniquement à trouver de la visibilité : une présence dans le “top friends” et sur le wall.

L’ouverture de Facebook a vu la même “course aux amis” se déclencher. Celle-ci s’est renforcée, il y a quelques mois, avec l’arrivée des “migrants” venus de MySpace (en perte de vitesse). Ceux-ci commençant par créer un profil pour leur groupe (à la MySpace) putôt que de créer une fan page. Méconnaissance de l’outil et de ses usages… C’est là que les plus anciens jugent les nouveaux arrivants. Et pour ces outils au début réservés à un cercle d’initiés, il faut un temps d’adaptation, même aux meilleurs.

Sans compter qu’au début, “Ça fait bien d’être “amis” avec des peoples” pour acquérir une notoriété dans la communauté. Mais au bout de quelques semaines à quelques mois, on s’aperçoit souvent que cet ajout frénétique ne mène à rien, ou presque. Surtout lorsque l’on ne maîtrise pas l’outil. Ceux qui n’ont pas compris le fonctionnement des “groupes d’amis” et les newsfeed qui en découlent, ou la fonction “hide” (bien pratique contre les posteurs frénétiques) sont vite déboussolés.

Ce qu’on observe aussi, c’est que celui qui aura un trop grand nombre d’amis sera jugé suspect par la communauté, ou sera même l’objet de moqueries. D’où un écrémage : la suppression des “amis” qui ne l’étaient pas. Ce qui compte, c’est n’est plus vraiment le nombre de contacts, mais plutôt ce que l’on fait avec eux. Petit à petit, on supprime les gens avec qui l’on n’entretient pas de relations régulières, ou que l’on ne juge d’aucun intérêt.

Mes connaissances ou mon comportement sur une plateforme sociale ?

Sans revenir sur la notion de “friendmainte fois débatue sur la toile, les réseaux sociaux sont ce que l’on en fait. Les filtres d’acceptation comme celui de facebook sont un bonne chose pour se constituer une liste de personnes/partenaires de confiance. Le social spamming provoque progressivement la prise de conscience engendrant un assainissement des réseaux. Cela ne veut pas dire qu’il faut tout verrouiller, non, mais plutôt qu’un filtrage a priori et a posteriori est nécessaire.

Une fois le réseau constitué, débute une phase de consolidation. Les réseaux sociaux ont fait apparaître le “peer-to-peer trust” dont parle Jeremiah K. Owyang du cabinet Forrester Research dans son étude The Future of the Social Web. Cette étude parle du marketting mais explique clairement l’apparition d’une confiance accordée à des utilisateurs influents. Ceux-ci sont souvent inscrits de longue date sur la plateforme et en maîtrisent les codes.

Cette “réputation” s’acquiert à l’usage. Et il faut du temps pour s’approprier l’outil. La date d’inscription au réseau n’est pas présentée. Mais c’est à l’usage de Facebook en tant qu’outil que l’on connaîtra l’ancienneté d’un membre. Et notamment par sa facilité à engager une conversation ou sa gestion habile du commentaire de status ou de l’écriture directe sur le wall.

Le meilleur pour la fin : Twitter. Là, plusieurs éléments sont à prendre en compte : le nombre de following/followers, qui indiquera votre influence, mais aussi votre engagement dans la conversation (retweet, questions-réponses, etc.) Le renseignement des champs “bio“, “location“, et un lien vers le site Internet compteront aussi. Une présentation claire et précise aura beaucoup plus de valeur qu’une blague potache et un flou artistique. Twitter a ceci de particulier que le rapport entre deux utilisateurs est asymétrique (comme l’a très bien montré Nicolas Gosset). L’outil est assez facile d’usage, mais les utilisateurs sont assez hermétiques aux nouveaux venus (incompréhension du principe de conversation, méconnaissance des outils de tinyurl, ignorance du follow back, “oubli” de la source, etc.). Les membres les plus anciens (2 ans et demi au grand max) sont très exigeants vis-à-vis des nouveaux membres. Si bien qu’il est assez difficile de se faire une place sur twitter si l’on n’est pas hyper-pertinent et hyper-réactif.

Sur les réseaux sociaux, les anciens “chambrent” les nouveaux. Les bizuts se doivent de comprendre vite sous peine d’être unfollowés, c’est-à-dire mis à l’index, au moins pour un temps. Mais il convient de s’accrocher. Le vrai réseau social est celui que je nourris, que j’anime ici et là, ce sont mes traces sur le web. Mieux vaut y arriver tard que de se faire dépasser par les événements.

Mon compte twitter : http://www.twitter.com/stevenjambot





Pourquoi microbloguer sans bloguer ?

17 04 2009

J’ai beaucoup microblogué, navigué dans la “statusphère”, maintenant me vient l’envie de bloguer. Bloguer m’intéressait, mais je n’osais pas franchir durablement le pas. Ou bien ressentais-je la nécessité de bien savoir micro-bloguer avant de dompter le blogging ?

Twitter n’a pas “dévoré mes billets”, puisque je n’ai jamais vraiment tenu de blog sur le long terme, mais m’a au contraire donné l’envie d’écrire posément sur la toile, en plus de 140 caractères.

Le blog, élément essentiel de la présence en ligne

En fait, tout a commencé hier. J’ai (assez maladroitement) lancé un appel sur Twitter pour trouver un stage journalistique pour les mois de juillet et août prochains. Suivi alors par 450 personnes, j’ai été retweeté 5 fois, et ai obtenu deux “avant-propositions” de stage.

Présent partout en ligne, je pensais naïvement qu’en ayant créé et actualisé des profils partout (Linkedin, Ziki, page Netvibes, etc.), ça suffisait. Qu’en googlisant “Steven Jambot”, on tomberait sur tout ce qu’il faut. Mais j’ai eu plusieurs retours m’expliquant, à juste titre, qu’avoir un blog permettrait d’en savoir un peu plus sur moi. Voilà pourquoi vous lisez ces lignes aujourd’hui !








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